Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 11:34

Petite sortie avec une amie que je n’avais pas revue depuis novembre. On se fait un petit ciné. En fait, c’était le printemps du cinéma (on ne l’a su qu’en arrivant au Katorza). On est allées voir Harvey Milk. De Gus Van Sant, avec Sean Penn (Harvey), James Franco, Emile Hirsh…

 

Je ne sais pas du tout dans quelles conditions vous avez accès au cinéma dans vos villes d’Erasmus exactement, alors je vous fais un petit résumé. Harvey Milk est un homosexuel déclaré, ce qui assez peu fréquent dans les 70’s tout de même. Le film témoigne des lynchages que les homos subissent régulièrement. Installé avec son petit ami Scott (James Franco) dans le quartier du Castro à San Francisco, Milk est d’abord gestionnaire d’un magasin de photographie. Le Castro Camera devient très vite un lieu de réunion des homosexuels du quartier. Alors que le débat politique à l’échelle du pays se penche sur la question de l’égalité des droits pour les homosexuels, Harvey Milk se mobilise pour leur défense. Soutenu par ses amis, il devient un « activist », un militant. Il se présente finalement au poste de conseiller municipal de la ville de San Francisco, et est élu quand il se présente pour la quatrième fois. Il est le premier homme ouvertement homosexuel à être élu aux Etats-Unis. (Je ne vous raconte pas la fin).

Le film est vraiment bien. La vision de la communauté gay de San Francisco dans une période « post-hippie », leur mobilisation pour la reconnaissance, mais aussi leur vie quotidienne est filmé sans pudibonderie (encore heureux !), et sans caricature non plus. J’y ai vu une vraie finesse de point de vue. Que dire de Sean Penn, à part qu’on ne le voit pas, Sean, mais on ne voit que Harvey Milk. Il fait tellement corps avec le person nage que Milk prend le dessus. Van Sant a incrusté des documents de l’époque dans son film, extrait de reportages, de films amateurs. Ces incrustations sont discrètes, enrichissent le film.

 

Un bon moment. Un film politique mais pas dogmatique, ce qui est appréciable…

Publié dans : Archives / Come Back
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 11:33

Part II

 

Voilà, je rentre du Mans tout juste, et je suis vannée !

Un « séjour » très fatigant, avec dix heures d’épreuves. Qu’est ce qu’on dort mal dans ces hôtels alors ! Maintenant j’ai la nuque crispée ! Heureusement, j’avais mon oreiller.

Je suis partie avec deux camarades de préparation au CAPES, ça nous a permis de partager les frais et d’avoir quelqu’un à qui parler.

Départ dimanche à 14h30. Bon, ouais, y’a que deux heures au Mans, mais on voulait repérer la route avant d’y aller pour de vrai et on a bien fait, puisqu’on avait jamais mis les pieds au Mans. Le trajet avait été repéré sur Mappy, mais il y avait bien sûr une déviation en plein milieu, qui fort heureusement n’avait plus court le lundi. On a tourné et retourné, puis on a enfin trouvé le lieu d’examen. Alors on est rentrées buller à l’hôtel. Les filles voulaient réviser, mais pas moi : je pense que ça ne sert à rien de réviser au dernier moment. Et j’avais ait un programme de révisions que j’ai tenu (oui, incroyable) et donc j’avais tout révisé. Donc j’ai fait des grilles de logique et je me suis surtout reposée.

L’hôtel, un F1, était bien : il y avait un lit. Et surtout, c’était calme. Pas de bruit des autres personnes hébergées (qui étaient peu nombreuses). C’était un hôtel rénové, avec des couvertures à rayures plutôt modernes, qui ne nous faisaient pas regretter les couvre-lits à fleurs habituels.

Lundi, après l’épreuve, nous avons fait un tour dans le centre du Mans. C’est petit, surtout comparé à Nantes. On a surtout trouvé où casser la croûte (vers 15h) puis on s’est dégourdi les jambes avant de rentrer buller à l’hôtel. Repos très nécessaire ! Puis on est ressorties pour manger, on a fait un tour à Auchan, où nous avons pu admirer un rayon rillettes interminable, avec des pots médaillés d’or. Par contre on ne sait pas dans quelle discipline ces rillettes ont concouru. Mardi, on a traversé la Cité Plantagenêt. En plein centre du Mans, il reste encore une bonne partie des remparts de la ville médiévale, des maisons à colombages, des escaliers qui descendent vers la Sarthe, des rues pavées… C’était assez chouette, malgré le temps déplorable. Les pierres des bâtiments sont un camaïeu d’ocres et de dorés, des couleurs chaudes qui faisaient leur effet, même sous la pluie. On a longé la cathédrale St Julien avant de rejoindre le parking sur lequel on était garées. Puis on a tourné dans le Mans à la recherche de la gare pour déposer une collègue avant de repartir vers Nantes. Et on était contentes de rentrer !

Publié dans : Archives / Come Back
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 11:31

Part I

 

Alors j’ai fait trois ou quatre brouillon pour cet article… Je raconte tout et ça fait un log article ? Je vais à l’essentiel, et je parle des épreuves, et seulement ça ?

Donc j’ai décidé : je raconte les épreuves en elles-mêmes dans la première partie, et le « séjour » dans la seconde partie à paraître un peu plus tard. Désolée d’avance, mais je vais parler que de moi ou presque, finalement…

Lundi, on commence par l’histoire. Avant le

début de l’épreuve, les pronostics vont bon train, qui parie sur la contemporaine, pas tombée depuis trois ans, qui sur l’ancienne pour la peut-être dernière fois à cause de la réforme. Un autre (et c’est bien le seul) espère la médiévale. Mais personne n’aurait parié sur la Moderne, ou alors pas grand monde, vu qu’elle était tombée l’en dernier. Mais c’est bien la moderne qui est tombée. Pour la première fois depuis que le CAPES a cette formule, depuis les années 70 donc, une matière est tombée deux ans de suite. Le sujet était « Les minorités religieuses et la défense de la foi en Europe durant le XVIème siècle et la première moitié du XVIIème siècle ». De mon côté j’ai souri, tandis que d’autre envisageaient de se pendre avec leur ceinture, ou regardaient leur montre avec désespoir en se demandant que faire pendant deux heures et demie, avant de pouvoir partir. Nombreux étaient ceux qui avaient fait l’impasse. De mon côté, je me suis tranquillement lancée. Pas d’affolement, j’ai fait mon brouillon, j’ai fini dans les temps sans avoir à me presser à la fin. A posteriori, j’ai un avis plutôt mitigé sur mon travail. Je pense que j’aurais dû présenter les minorités religieuses plus précisément que je ne l’ai fait, même si faire une partie entière à les détailler n’était pas envisageable à mon avis. Je crois que faire toute une première partie sur les minorités religieuses, et donc faire une présentation exhaustive de chacun des mouvements protestants de l’Europe, puis évoquer ensuite brièvement les autres minorités religieuses suivant les pays (catholiques, orthodoxes et musulmans), c’était faire une partie très introductive, peu problématisée et pas raccord avec l’aspect défense de la foi du sujet, pour ne pas dire laborieux. Mettre cette présentation dans l’introduction n’était pas non plus envisageable : trop long. J’ai donc choisi, après moult tergiversations, de faire une très rapide présentation des minorités dans mon introduction après avoir défini le terme de minorités. Je ne suis pas sûre que ce soit suffisant cependant. J’ai ensuite développé dans mon plan les divers moyens de défense de la foi pour ces minorités, le plan suivant une gradation dans la violence de ces moyens, tout en faisant le parallèle avec le pourquoi du comment. J’ai fini juste à l’heure.

Mardi, c’était parti pour dix heures de géographie. Là aussi les pronostics allaient bon train, mais les gens étaient moins sûrs d’eux après l’expérience de la veille. C’est un sujet sur la Russie qui est tombé. « Les façades littorales de la Russie ». Là aussi 5 heures, mais avec une carte obligatoire. J’ai bien géré mon temps sur cette épreuve aussi. Les documents nous aidaient plus qu’en histoire, j’ai trouvé. Mon plan par contre est assez déséquilibré je trouve, donc c’est dommage. Je suis là aussi que moyennement satisfaite de mon travail. Tout le long de l’épreuve je me suis demandé si je ne traitait pas du sujet « La Russie et la mer » plutôt que les façades maritimes. C’était assez déstabilisant de continuer à rédiger tout en se disant que si ça se trouve j’étais à côté. Je suis donc sortie avec l’impression d’être passée à côté d’un truc important, tout en ayant dit quand même des trucs intéressants par rapport au sujet. Difficile de traiter un sujet sur la mer pour un pays aussi continental que la Russie.

 

Voilà, donc, un bilan assez mitigé. Mais c’est assez difficile de savoir si ça passera ou pas. Beaucoup de gens ont abandonné ou raté leur épreuve d’histoire parce qu’ils avaient fait plus ou moins l’impasse sur la moderne, ce qui peut ne m’être finalement que favorable. Difficile de savoir si ce que j’ai fait suffira. Dans l’année, les concours blancs sur la Russie et en Histoire Moderne sont ceux que j’ai le mieux réussis et aussi ceux que je pensais le plus ne pas avoir réussis. Pas évident que ça fasse deux fois pareil cependant… Il faut maintenant attendre les résultats d’admissibilité au mois de mai.

Publié dans : Archives / Come Back
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 11:29

Patrick McGoohan est mort…


McGoohan, c’est le créateur de la série The Prisoner, et l’acteur principal de la série, dans le rôle du héros, le n°6. Pour les "non initiés" (et qui se doivent de reconnaître leurs torts), la série débute sur la démission du personnage de McGoohan des services secrets britanniques (semble-t-il). Après une formidable scène dans laquelle il roule à toute berzingue (si, si, des gesn utilisent encore ce mot) au volant d’une Lotus Seven dans les rues de Londres, un gaz soporifique entre dans son appartement par la serrure, et il se réveille au Village. Tout le monde y porte des noms bariolés, pas de noms, seulement des numéros, lui est le numéro 6, et le village a une architecture des plus incroyables, méconnaissables. La vie du Village se fait en totale autarcie, sous la surveillance du n°2, de nombreuses caméras, et du Rôdeur qui empêche toute tentative d’évasion. Le n°6 court après sa liberté – dans le générique il dit même « I am not a number. I am a free man » - vainement, il cherche à savoir qui est le n°1, pourquoi il est au Village. Le n°2 cherche à lui soutirer des informations (mais lesquelles, nous le savons pas), le n°6 cherche à quitter le Village. Qui est le n°6 ? Pourquoi est-il là ? Où est le village ? Qui est le chef de cette machination ?... La fin de la série – qui se produit plus tôt que l’aurait voulu McGoohan par manque de moyen – laisse planer le doute sur toutes ces questions.

Patrick McGoohan est mort…

Et finalement, au lieu de ne retenir que la qualité fantastique de son œuvre magistrale The Prisoner, dans les articles, on relève surtout qu’il n’a jamais donné d’explications à ce propos, malgré les multiples et incessantes demandes.

Pourquoi, à l’occasion de ce décès, ne pas se contenter de saluer cette œuvre avant-gardiste – la première série télé moderne – voire se retaper d’affilée les dix-sept épisodes, et chercher soi-même « un sens », si tant est qu’il y en ait un ? Comme si on avait besoin qu’on nous prémâche le travail, qu’on ne le livre déjà digéré, comme si on avait pas le temps – la volonté – de réfléchir sur la portée de son travail par nous-mêmes. La parole de McGoohan himself aurait certainement permis de nous conforter dans nos idées, mais laisser cette œuvre à notre propre analyse, « dans le domaine public » est aussi, selon moi, une mise en abyme avec le propos même de la série. Imposer une pensée, « la bonne parole » ferait de McGoohan le « méchant » contre lequel le n°6 se bat.

La série a toujours, dès sa création, eu une résonnance particulière avec « le monde réel ». ce qui fait aussi sa modernité, c’est qu’aujourd’hui encore le propos, loin d’être daté, nous semble totalement à sa place dans notre société.

 

Be seeing you ! (comme dirait n°6)  

Publié dans : Archives / Come Back
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 11:27

Burn After Reading

De Joel et Ethan Coen, avec John Malkovich, George Clooney, Tilda Swindon, Brad Pitt, Frances McDormand, …

Les critiques étaient assez mitigées sur cette nouvelle réalisation des frère Coen, qui d’aspect général détonne énormément avec No Country For Old Men, leur précédent film sorti en France il y a un peu plus d’un an.

C’était chouette. Entre Brad Pitt et Frances McDormand, qui n’ont pas la lumière à tous les étages, employés à Quedumuscle, un Clooney hypocondriaque et paranoïaque, et un Malkovitch alcoolique et un poil énervé par cette « ligue de crétins », on se marre bien. Et parfois, on rit jaune.

Si vous avez vu « The Party » avec Peter Sellers, un film de 1968 ou un acteur raté est invité par erreur à une soirée. A son arrivée, il perd sa chaussure dans la rivière artificielle installée dans la maison du riche magnat du cinéma qui organise la soirée, et au fil de la soirée la situation dégénère, et ça devient de plus en plus gros, jusqu’à une fin en apothéose, on peut y voir une certaine filiation. Le renvoi de Malkovich de la CIA et sa décision de publier ses mémoires, et la découverte par Pitt et McDormand des données, on passe d’absurdités en absurdités, et la situation finit par échapper aux personnages. Différents niveaux d’humour, de lecture aussi, de la grosse blague au rire jaune, on passe vraiment un bon moment.

Et toujours, en arrière fond, comme dans tous les films des Coen, une réflexion sur l’absurdité de la vie, une certaine finesse pour filmer des losers…


Une chouette sortie, ça c’est sûr.
Et pas « Burn After Watching ».

Publié dans : Archives / Come Back
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

A few comments in the margin

Calendar

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés